Lettres d'automne V
V
Louise, ô Louise
Vous auriez une main à tracer des poèmes
Que la nuit serait belle
quand vous feriez lever le jour de vos dentelles
Louise, ô Louise
Le papillon qui tourne sous la lampe
a, comme dans vos yeux
des tremblements étranges
Mais lorsqu’il vient poser sur la page ses ailes
s’arrête le chagrin de la page muette
Louise, ô Louise
Serez-vous un enfant délivré des mensonges
ayant ouvert les coffres et vidé les armoires
ou la vieille branlante qui recharge son poêle
avec des lettres mortes et des mots sans raison
Si vous n’étiez que Louise j’accepterai peut-être
de m’appeler Hélène
mais vous m’êtes si proche à minuit sous la lampe
que le papillon clos refuse d’en finir
Il s’agite au bord des livres sans décence
et vous m’êtes Euphroisine, Lina, Berthe ou Clémence
et je suis le crayon que vous vouliez tenir
1 commentaires:
Votre main écrit de bien belles choses aussi.
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