Mots et couleurs

textes auto-biographiques anciens et actuels, poésie, chansons, contes et nouvelles

18 décembre 2014

e bel amour


« On dit que le premier amour est toujours le dernier, je sais pas si c’est vrai, mais pour lui en tous cas, il est clair qu’il ne serait pas devenu ce qu’il a été s’il ne l’avait pas croisée … »

-       ça te plait hein !
-       oui ! énormément ! remplaçons Lui par Elle et ça me convient tout à fait !
-       parce que c’est la nuit, parce que tu es seule, parce que tu es en train de franchir le gué des trois heures, toujours le même gué à la même place depuis pas mal d’années et que tu as besoin de t’arrimer au passé pour prévoir un présent …
-       parce que ça me plaît de lire, là, noir sur blanc – un bouquin ! tu te rends compte, des lignes et des lignes de nuit et de jour alignées dans la lumière d’un regard, d’un petit regard de rien du tout mais qui grandit au niveau des étoiles, de la lune, bref un regard qui écrit, qui relit, qui relie et qui continue comme ça des pages et des pages de lumière, un peu de quelque chose de tangible tu vois ce que je veux dire, ça se tient, ça enchaîne, ça ne veut rien dire et ça explique tout 
-       Tu as fini ? je peux en placer une ?
-       Fais comme chez toi !
-       A quelle page la citation ? Note la référence !
-       Anna Gavalda P 209 ENSEMBLE C’EST TOUT. Lui c’est Marvin Elle c’est son grand amour Anna Gordy. Lui qui écoute c’est Frank, elle qui raconte c’est Camille. LUI c’est toujours le même derrière toutes les amours contées, c’est mon amour à moi.
-       ELLE, tu crois qu’un jour tu la raconteras aussi bien qu’Anna ? Tu crois qu’un jour (ou peut-être une nuit !) tu la reconnaîtras à trois heures du matin et saura la nommer comme une demi-lune dans le ciel qui attend sa croissance et sa faim, mais qui ne désespère pas, qui continue sur le chemin de l’écriture et de l’amour toujours de la première à la dernière minute …
-       Tais-toi un peu, j’écris, je laisse l’impatience, la litanie des mots coincés dans le noir de la tête pensante mais souffrante. Je me suis levée pour écrire. J’ai allumé la lampe et j’ai bu la tisane. Tiens elle est froide je l’avais oubliée, je la réchauffe et continue d’écrire, je reprends place, je n’ai mal ni au dos ni aux hanches ni à la main, ni à la tête …
-       Bon j’ai compris ! C’est l’amour, le bel amour qui ressuscite, une fois de plus. Tu es vivante !
-       Ça ne fait aucun doute ! je l’aime lui, et tous les autres en lui, les enfants, les vieillards, Jean, Pierre et Paul et compagnie …
-       Alors tu vas me parler de lui, t’écrire de lui, jusqu’à la page 197 et après tu t’arrêtes ?
-       Non je ne sais pas ce que je vais faire ! Je vais parler de tout, de la lune, des petits pois, à fleur de peau, comme avec lui, hier … sans trouble et sans chimères, du moins j’espère !
-       Tu vas t’amuser, tu vas rire ? c’est ça que tu veux hein ? Tu en as marre des douleurs, des chagrins. Tu veux fixer l’amour à la plus haute branche et le dépendre et te déprendre … le boire à volonté mais au hasard du verre, mais au besoin du ventre. Ne rien attendre. Etre là simplement nue comme l’espérance …

4 commentaires:

Blogger micheline lucas a dit...

lève toi et écris

mercredi, 24 décembre, 2014  
Blogger Solange a dit...

J'aime bien le commentaire de Micheline. Je vous souhaite un joyeux Noël.

mercredi, 24 décembre, 2014  
Blogger Gelzy a dit...

hello Micheline ! Bonne Année !

samedi, 27 décembre, 2014  
Blogger Gelzy a dit...

hello Micheline ! Bonne Année !

samedi, 27 décembre, 2014  

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